Legende du poinsettia

 
 

Vous l'avez remarqué, les jours ont racourci et le froid s'engouffre dans les moindres interstices. De tout temps, les hommes ont craint cette période de l'année. La nuit gagne du terrain. Ils se racontent même que des évènements miraculeux se produisent alors que, tapies dans la pénombre des êtres effrayants guettent. Vous vous dites que ce ne sont que des histoires pourtant, prenez garde à bien vous conduire car tout ce que l'on imagine peut exister.

A l'époque, les humains priaient les divinités, ils étaient persuadés que les défunts venaient les visiter durant les longues nuits d'hiver. Mille feux brillaient çà et là pour les chasser. D'autres jours, d'autres coutumes, doucement les croyances ont changé et moi Berchta, bien que toujours là, je ne suis devenue qu'une histoire dans les livres. Un petit enfant a tout changé et les nuits magiques ont perduré.

Cette histoire, vous la connaissez en partie. Une nuit, naquit, dans une étable, un enfant. Il existe toutefois des détails que vous ignorez. Je vous l'assure, dites-moi, connaissez-vous la petite Ziva? J'en doute mais laissez-moi combler cette lacune. Ziva était une enfant démunie. Elle vivait seule avec sa mère dans une pauvre masure qui peinait à les protéger des intempéries. Dieu merci, bien que froid et humide en hiver, Bethléem bénéficie d'un climat supportable. Les chiffons qui servaient de robe à l'enfant suffisaient donc à réchauffer son corps malingre. Toutefois s'il ne souffrait pas trop de la température, la faim le tenaillait bien souvent. Et comme si cela ne suffisait pas, le cœur de la petite saignait en permanence. Comment une fillette pouvait-elle comprendre que sa situation la prédisposait au rejet et aux moqueries. Nous sommes aujourd'hui civilisés, qui songerait à ignorer ou railler une personne en raison de sa condition?


   

 

Malheureusement, en ces temps reculés, les adultes comme les enfants n'étaient guère éclairés. Lorsqu'ils apercevaient Ziva au détour d'une rue, immanquablement, les insultes et humiliations pleuvaient. Alors en cette nuit particulière quel espoir pouvait-elle avoir? Assise au bord d'un chemin caillouteux, elle se désespérait: « ils se rendent tous à l'étable pour honorer le nouveau roi, j'aimerais tant le voir! Il ne doit guère être plus riche que moi pour naître dans une bergerie. Ma présence ne devrait pas l'offusquer mais les autres me repoussent. Ils prétendent que je suis laide à faire peur et que je n'ai rien à offrir.»


Des larmes sillonnaient son petit visage et s'écrasaient sur les feuilles d'une fleur globuleuse. Avec ses allures de carton pâte grisâtre hérissé d'épines, le végétal n'était guère engageant. De son côté, il déplorait le manque d'intérêt que lui portaient les passants. Du reste, la fillette installée à ses côtés, l'apercevait-elle seulement ?
Demain nous le saurons...

 

Soir 8

- Ce soir, cherchez avec vos parents ce qu'est un poinsettia et quel autre nom on lui donne. Ensuite, chacun votre tour, imitez des personnages de Noël ou les personnages de films de Noël et essayez de deviner. Amusez-vous bien.

- Préparez pour demain soir : papier cartonné vert , rouge, jaune ou doré , les ciseaux, les paillettes, les perles et la colle.

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