Sans nom

 
 

J'apprécie Père Gel, je trouve qu'il me ressemble un peu. D'ailleurs, il en existe, aussi, des histoires à mon sujet. Notamment celle où moi, Berchta, j'accueille deux soeurs à la suite l'une de l'autre, leur confiant diverses tâches ménagères. La plus jeune joyeuse et travailleuse s'exécute à merveille. Elle secoue tant et si bien mon duvet de plumes d'oie qu'il neige à gros flocons sur vos villes et villages. Elle fut récompensée par des pièces d'or. L'ainée, arrogante et fénéante, rechignait tant à la tâche que je finis par la couvrir de poix.

Mais laissez-moi vous raconter une autre aventure : celle de la petite sans nom.

Par une froide nuit d'hiver, sur un sentier, à l'étroit dans son pauvre manteau, cheminait une petite fille. Seule au monde, désemparée, en quête d'un foyer prêt à l'accueillir, elle frappait à toutes les portes. Nombreux étaient ceux qui voyaient en elle une aubaine, à l'exemple de cette fermière, mère de quatre garçons. Lorsqu'elle vit la petite, elle n'hésita pas un seul instant, sans une question, elle ouvrit grandes les portes de sa maison. Pour sûr, songea-t-elle, deux mains de plus à la ferme, ne seraient pas de trop. Sans compter qu'une si jeune enfant ne coûtera pas excessivement en nourriture. La paille de l'étable lui sera sans doute d'un grand réconfort par les froids qui courent, conclut la paysanne, fière d'elle.

- Entre donc Petite, je t'offre gîte et nourriture, en échange de quoi, tu travailleras, déclara la femme. Petite, tel fut son nom, une année durant. Oh, elle ne s'en plaignit pas une seule seconde. Elle était heureuse d'échapper à la rudesse du temps et à la solitude. Mais bien vite, celle-ci la rattrapa. Si l'on n'usait à son égard ni de méchanceté, ni de brutalité, nul ne s'intéressait à elle. Pas de question et pas de répit non plus. Son rôle était de servir, sans plus. Le soir, son repas terminé, elle allait retrouver les vaches, ses colocataires, et s'écroulait épuisée sur la paille. Le lendemain levée au chant du coq, elle s'attelait à la tâche, seule, jusqu'au soir. Ecrasée par un si lourd fardeau, une nuit à nouveau, elle s'enfuit.

Suite à une longue marche, épuisée, affamée, elle se présenta alors à la porte d'une vieille masure, à la lisière d'une forêt. Un drôle de bonhomme vint lui répondre. Agé, vêtu d'un uniforme militaire, le vieux tonna : « qui va là ? » Effrayée, Petite se tassa sur elle-même pensant qu'elle ferait bien de rebrousser chemin mais à la vue de la gamine, le soldat se radoucit. « Et bé, n'ai donc pas l'air si effrayée, que puis-je pour toi ? » - Je cherche un toit pour me loger. Je sais travailler et je ne prends pas beaucoup de place mais sans doute me suis-je trompée. - Allons bon, s'étonna le vétéran, qu'est-ce qui te fait dire ça? Et comme il ne manquait pas de cœur, il ajouta : entre donc, nous allons réfléchir à tout cela.

Dans son for intérieur, le vieux pensait : « je me fais bien vieux, une aide de camp serait bien venue.» Il proposa: « je veux bien te nourrir et te loger. Toi, tu t'occuperas des travaux de la maison et tu confectionneras les repas. Ma bicoque n'est pas bien grande mais tu te feras une place pour dormir dans le cellier.

   

 

Intimidée l'enfant ne savait que dire mais il faisait si froid dehors. Peut-être pourrait-elle repartir au printemps. Ce dont elle s'enquit timidement. - Pas de problème. Dis-moi, quel est ton prénom? - Mon ancienne maîtresse me nommait Petite mais... - Petite, Petite, interrompit le soldat songeur ! Ton nez me fait penser à une trompette. Je préfère Trompette, un nom qui sonne bien, moi je suis le sergent Mistoufle. Ainsi débuta une relation bien particulière. Monsieur Mistoufle se montrait bon, il n'exigeait pas des heures de travail harassant tant il lui pressait de raconter ses histoires de batailles et de pays lointains.

Sûr, il ne la questionnait pas non plus, il ne parlait que de lui mais la solitude était moins pesante. Trompette décida qu'elle n'était pas si mal, aussi prolongea-t-elle son séjour jusqu'à l'hiver suivant. Malheureusement, un froid sans précédent sévissait cette année là. Sergent Mistoufle, fort vieux, n'y résista pas. Une fois encore Trompette se heurtait à la solitude. Tout du moins avait-elle un toit mais bientôt la nourriture vint à manquer.

Alors, elle reprit la route. Au village suivant, de plus en plus à l'étroit dans son vieux manteau usé, souffrant terriblement du frimas, elle frappa à la première porte qui se présenta. Une bâtisse coquette, à l'entrée de laquelle une belle jeune femme s'afficha. "Que me veux-tu maraude, lança-t-elle en guise d'accueil.


 

Soir 5

- Ce soir, préparez avec vos parents : 2 verres de farine, 1 verre de sel fin et 1 verre d'eau tiède. Versez le tout dans un plat et malaxez afin d'obtenir de la pâte à sel.

- Grâce à un rouleau à pâte et étalez votre pâte à sel.

- Avec les emporte pièces, faites des formes pour décorer le sapin. ( boules, sapins, étoiles, bonhomme de neige). N'oublier pas de faire un trou pour enfiler un ruban! Laissez le tout sécher jusqu'au lendemain.

Vous pouvez poster vos idées, dessins ou images de vos activités ici : sur FaceBook