Le cadeau

 
 

"Ai-je été si « méchant »? En y repensant, il est vrai que je me suis fait jeter partout où j'ai été accueilli. Grossier, prompt à la révolte, chapardeur et insoumis avait dit l'assistante sociale. Obéir, se soumettre à la volonté des adultes, quelle qu'elle soit, et puis quoi encore. S'ils avaient été agréables, pourquoi pas… Mais qui lui a accordé du respect, de l'attention ? Personne, toujours des ordres aboyés, des exigences impossibles, des corrections et peu de place pour la compréhension. Quel adulte lui a montré, une seule fois, de l'affection ? Et "Ce Père Noël" me dédaignerait parce que je suis méchant !

Alors quoi ! Les enfants doivent-ils se plier à tous les désirs des adultes ? N'avons-nous aucun droit ? Accepter, se plier, ravaler notre peine, seraient donc notre devoir ? Mais j'y pense, est-ce que les parents de Michael lui crient dessus ? Est-ce qu'ils l'obligent à faire des choses qu'il ne veut pas ? Est-ce qu'ils le frappent quand il désobéit ? Il n'avait jamais pensé à le lui demander. Michael semble heureux, si gentil, si accueillant. Reviendra -t-il ? Je me suis montré lâche envers lui, je l'ai ignoré, pire, je l'ai renié ! 

   

 

Pourtant, le petit, tout joyeux et excité venait m'inviter à passer Noël dans sa maison… Jamais, au grand jamais, je n'ai pas vécu de Noël.Michael avait ajouté : le Père Noël pensera à toi, c'est ce que m'a affirmé Maman. Elle lui a vite écrit une lettre… Là, les autres se sont esclaffés. « Le vieux bonhomme à barbe blanche looké chaperon rouge tu y crois toi ? Ouvre tes yeux, pauvre pomme. Tu n'as pas remarqué, ils sont différents à chaque coin de rue. Tu crois qu'il dépose des cadeaux au pied de ton sapin, mais ce sont tes parents qui achètent les cadeaux. 

Ils t'ont bien fait marcher avec leur histoire d'ancêtre qui traverse le ciel sur un traîneau.» Et d'ajouter : « Et d'abord, tu es qui toi ? Puis m'interpellant : « Tu le connais, Arnaud ? Allez explique. » L'Affreux a attrapé Michael par le haut de sa veste en le secouant rudement.Le petit n'en menait pas large. Les yeux agrandis par la frayeur, il me jetait des regards suppliants. Moi, je l'ignorais. Je cherchais une esquive, un moyen de me sortir de là. Finalement, j'ai lâché : laisse ce gamin l'Affreux ! Il me coure après depuis quelque temps, s'accroche, je ne sais pas ce qu'il me veut. Le mieux est de l'ignorer ! Et n'oublie pas, nous avons un rendez-vous, si nous ne nous magnons pas le train, le pactole va nous filer sous le nez !

 

Soir 21

- Bonsoir, avec les ingrédients que vous avez prévu hier, faites vos chocolats de Noël :

- 45 g de chocolat noir - 45 g de chocolat au lait - 45 g de chocolat blanc - 75 g d'amandes entières - 25 g d'amandes effilées et du papier de cuisson.

- Préparation
1 Dans 3 saladiers distincts, casser le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain marie (laissez votre chocolat dans le saladier et plongez le dans de l'eau bouillante jusqu'à ce que le choc fonde).
2 Sur une plaque recouverte de papier cuisson, déposer une cuillère de chocolat en les
espaçant bien. Répéter l'opération avec tous les chocolats jusqu'à épuisement des
ingrédients.
3 Répartissez les amandes sur les palets au chocolat et parsemer d'amandes effilées.
4 Réserver au réfrigérateur pour le chocolat durcisse.

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